Jeux vidéo- Addictes au réseau
On a tous notre moyen d’évasion pour fuir les cauchemars quotidiens. Certains choisissent la littérature, la drogue, le sport, la musique ou la nature comme échappatoire et d’autres préfèrent les écrans. Cela fait maintenant cinq ans que mon cousin Fabien (25 ans) a choisi le monde virtuel, il semble que cela lui apporte davantage de satisfaction que sortir en ville et affronter les complexes relations humaines…dans ses jeux vidéos cependant, il tente tout jusqu’à mettre sa vie en danger et se tuer.

Ou plutôt, il joue avec sa vie quand il voyage dans l’univers de World of Warcraft, StarCraft ou Counter Strike tout comme il joue avec sa vie en restant assis dans sa confortable chaise de bureau. Rien ne l’intéresse mis à part rester dans sa chambre, enraciné au fil de sa souris, de ses écouteurs et autres appareils branchés comme s’il était un patient d’hôpital cloué au lit, alimenté par des intraveineuses toxiques. Le pire, c’est que même si on ne s’est pas vu pendant un an, il préfère rester enfermé dans l’obscurité et oublier ses talents de cuisinier et autres projets de voyage.
D’un côté, je le comprends : le monde des jeux vidéos –la fiction- permet de prendre des risques sans en subir les conséquences, d’avoir des pouvoirs surnaturels que la vie réelle n’offre pas, de créer des mondes parfaits et plus justes…Ces sensations de sécurité doivent être très agréables mais –sans faire la psychologue- il me semble que tout ceci révèle un mal-être évident et préoccupant et débouche sur un changement de la perception de la réalité à tel point qu’il ne sait même plus apprécier un rayon de soleil ou un rendez-vous amoureux. Il y a des limites à tout, tu ne crois pas ?
Et d’un côté, personne ne peut décider pour autrui, et encore moins quand il ne t’écoute pas et ne comprend pas qu’il est en train de porter préjudice à sa santé et ses relations personnelles. Mon cousin est devenu ennuyant, déprimé, il ne pense pas une seule seconde à partir de chez papa et maman, ne sait pas comment parler virtuellement à une jeune fille, il ne sort pas…et ce n’est pas parce que c’est un écrivain enfermé dans sa tour de marbre, travaillant dur pour une œuvre qui vaut la peine et exerçant sa passion, non, tout est très destructif, les jeux vidéos tout comme les attitudes qu’ils engendrent.
Malheureusement, mon cousin Fabien est un exemple de spécimen chaque fois plus répandu. Les pays où les addictes au réseau sont les plus nombreux son la Corée du Sud, la Chine et le Japon, où s’inaugurent petit à petit des centres de désintoxication pour hikikomori, ceux qui s’isolent en japonais et qui montrent une addiction pour les technologies en général. Avec ça, on a tout dit. La machine est comme la nature, elle peut vaincre l’homme comme s’il était une fourmi.
Mais je pense que nous ne sommes jamais vaincus, que même si nous nous laissons influencer et que nous changeons de comportement –un aspect fascinant dans un sens-, il faut se battre sans perdre de vue que l’on peut avoir besoin d’aide. Je suis certaine que si je lui offre un voyage sous le soleil espagnol de Malaga, il succombe à la tentation et encore plus si je réserve avec Appartements à Malaga. Pourvu que cela lui ouvre les yeux !









+1 pour cet article
Et tout cela bcp de personne l’oublis en entrant dans ce beau monde sans soucis.
1oui c’est clair dans le monde online il ya des limites a ne pas dépasser.
je fais moi même de la compet online (fps) pour que tout aille bien a coté, il faut avoir un taff fixe, voir tjs ses amis souvent, avoir un minimum de contact extérieur pour ne pas avoir cet effet néfaste des jeux videos